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Dimanche 22 avril 2012 7 22 /04 /Avr /2012 11:05

http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/grandes/7/3/2/9782070715237.gifest un ovrage que je souhaitais lire depuis bien longtemps. Merci mon épouse de me l'avoir offert, j'ai mis le temps mais je suis arrivé au bout.

 

Alors, en synthèse, c'est effectivement un roman, mais pas d'une lecture facile.

 

C'est un lipogramme, un exercice de style, la preuve qu'on peut écrire une fiction d'environ 300 pages avec une histoire globale et moults sous-intrigues dans un cadre aussi contraignant, même si l'auteur (le "scriptor") "triche" quelquefois voire utilise l'anglais ou le latin pour le contourner. Cela ressemble quelquefois à un dictionnaire, celui des noms propres autant que des noms communs, je me disais que l'auteur avait fait le pari de placer dans son texte tous les mots auxquels il avait droit.

 

Empruntez-le, feuilletez-le, mais surtout à tête reposée.

 

 

La meilleure présentation de l'oeuvre est celle ci-dessous, extraite de Wikipédia :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:Pastiches/La_Disparition_%28roman%29

 

"Un roman total, qui apparaît original dans son propos : sans vouloir trahir qui a disparu, signalons a priori qu’il y a un blanc, un soupir, un oubli abyssal, indiquons surtout qu’il s’agit « d’un rond pas tout à fait clos finissant par un trait horizontal », ou qu’un cinq s’y voit toujours manquant parmi vingt-six.

On suivra dans la quasi-conclusion un instant où ni i, ni a n'apparaît, qui part d'un « Ondoyons un poupon, dit Orgon, fils d'Ubu ». Aussitôt, un quidam va mourir, non sans avoir dit : « Mais il n'y a pas non plus d'... »

Un roman pas trop loin du polar non plus, amusant pour son adaptation, qu’on lira d’un trait, par pur plaisir ou par goût du bon mot, au choix.

On croira sans mal au synopsis, d’autant plus qu’il s’inscrit dans un plan subtil, car la narration suit la loi d’un Roubaud qui dit plus ou moins : « Tout propos contraint doit toujours aboutir au portrait dudit postulat contraignant. » CQFD : La Disparition fournit à point l’illustration ad hoc. Dans l’absolu, qui aurait conçu un abandon aussi affolant, s’affranchissant sans autorisation du principal canon du français : oui, qui l’aurait pu, hormis Parac, lutin savant, champion du go ?

À part ça, on y voit aussi moult allusions aux grands romans qu’aima son « scriptor » (ainsi qu’il s’annonça dans un post-scriptum à la fin du roman), dont il nous faudra un jour la compilation.

La Disparition parut l’an 1969 (dans la maison Gallimard, Paris, coll. NRF) mais, constat paradoxal, n’obtint aucun prix pour sa publication. Pourquoi ? Las, il aurait fallu saisir l’allusion ! Or, tout d’abord, si l’on croit potins, ragots ou racontars, nul n’y vit l’oubli ! Puis on comprit soudain. Trop tard."

Par bardalyves - Publié dans : Bouquins
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Mercredi 18 avril 2012 3 18 /04 /Avr /2012 11:17

http://images.allocine.fr/r_160_240/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/74/29/79/20066543.jpgBon, je savais en y allant que ce ne serait pas bon. Mais finalement c'est encore pire que ce à quoi je m'attendais.

 

DIsons que je rangerais ce film dans la catégorie "Quand les bornes sont franchies il n'y a plus de limites alors pourquoi se gêner".

 

Tous les poncifs du blockbuster pour ado y sont. Le héros beau gosse-intelligent-super-potentiel mais qui a un gros problème avec l'autorité mais qu'à la fin c'est lui qui sauve le monde ; sa copine-super-bonne euh blonde qu'elle est la fille de l'amiral chef du héros et aussi kinésithérapeuthe qui soigne les héros de guerre ; le méchant général japonais qui tacle sauvagement le héros au début mais qui après devient son super mentor parce que d'abord il a tout compris de "l'art de la guerre" ; ...

 

Un scénario super cohérent, avec un signal transmis aux étoiles depuis les radio télescopes de la Nasa à Hawai qui passent par un satellite en orbite basse (1 passage toutes les 24H) qui "accélère" le signal vers une exo planète située à des années lumières ; des extra terrestres attirés par la source du signal comme des abeille par la confiture qui sont tellement pressés d'arriver (6 ans après) qu'ils envoient directement un corps expéditionnaire même pas capable de s'arrêter en orbite pour analyser la situation et qui perd direct son vaisseau de communication dans un accident avec le premier satellite en orbite venu ; le héros qui a un problème avec l'autorité mais a quand même réussi à décrocher le grade de lieutenant de corvette dans l'US Navy, responsable des systèmes de tir, exactement ce qu'il faut à une tête brulée ; les vaisseaux spatiaux qui tombent dans l'eau et que la première équipe qui va au contact contient le héros officier et sa chef des conduites de tir (il n'y a donc aucune force expéditionnaire dans les bateaux ?) ;...

 

Et puis à la fin, c'est les héros qui gagnent la guerre, grâce au USS Missouri, le bateau musée (je pense que l'ensemble des forces américaines de Pearl Harbor a été détruite en 12H par les deux espèces de robots destructeurs lancés par les ET), qui décolle de son mouillage en trente minutes, conduite par la quinzaine de vétérans qui l'entretient au quotidien, armé jusqu'à la gueule de ses canons de 406 de bons projectiles en parfait état de marche et je vous raconte même pas la subtile manoeuvre du héros qui a enfin tout compris de "l'art de la guerre", qui fait semblant de pas viser le big boss ET (parce que, ils sont cons ces extra terrestres, quand on ne les vise pas, ils ne vous tirent pas dessus) et qui déroule l'ancre du USS Missouri qui croche au fond et stoppe net les 58.000 tonnes du cuirassé qui fait un 180° au bout de sa chaine d'ancre pour se retrouver (oh surprise des ET) en position de tir et qui dézingue le boss de fin de niveau d'une belle salve bien ajustée.

 

Il y aurait encore des tas de choses à dire (deux bons personnages, celui jouée par Rihana, qui est une sorte de Vasquez, et le scientifique de la Nasa qui tente d'introduire du second degré dans l'histoire), mais je vais arrêter là. Merci l'amérique, et vive la bannière étoilée.

Par bardalyves - Publié dans : Ciné / TV
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Lundi 16 avril 2012 1 16 /04 /Avr /2012 19:10

http://www.seuil.com/images/couv/m/9782021058734.jpgde Frantz Delplanque (premier roman) est un bouquin que j'ai dévoré.

 

Un narrateur original (tueur de 68 ans qui veut prendre sa retraite), décor agréable (l'arrière pays basque), personnages hauts en couleurs et bien campés (Perle, Flanby, Al le pêcheur estropié, la veuve, ...) et surtout un ton ironique et distancié à la fois, qui permet de supporter les meurtres multiples qui jalonnent l'histoire. Parce qu'on y tue allègrement. Ca me faisait penser à du Colin Thibert, cette façon de semer les cadavres sans rien perdre du ton léger de l'histoire.

Un polar sans policier, sans détective, sans aucune des figures récurrentes du genre. Un non-réalisme totalement assumé (le nombre de tueurs au mètre-carré dans le pays basque...), une bande son omniprésente (des connus Stranglers, Beatles ou Al Green aux totalement inconnus de moi, il y en a à toutes les pages).

 

Bref, un vrai coup de coeur, un bouquin que j'ai dévoré.

 

L'éditeur : http://www.seuil.com/auteur-14867.htm

Par bardalyves - Publié dans : Bouquins
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Dimanche 15 avril 2012 7 15 /04 /Avr /2012 12:05

http://images.allocine.fr/r_160_240/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/66/87/07/19008867.jpg avec Keanu Reeves, Jennifer Connely et Kathy Bates.

 

Après avoir vu l'original, j'ai donc profité du passage de la version 2008 à la télé. Et bien ce n'est pas bon. Garder cette intrigue, déjà simpliste, dans un film récent... ce n'était pas une bonne idée. En plus le film manque dramatiquement de rythme, alternant les passages incompréhensibles mais plein d'effet spéciaux avec les pires passages obligés des blockbuster (ah, le rassemblement "pour raison de sécurité nationale" de super scientifiques à qui l'on n'explique d'abord rien puis à qui l'on expose qu'un objet inconnu va pulvériser la terre dans quelques heures sans que l'on ne puisse rien y faire...).

 

A côté de ça, il y avait quelques bonnes idées ou quelques bonnes réflexion, mais c'était loin de suffire.

 

Bref, à éviter.

 

 

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=127911.html

Par bardalyves - Publié dans : Ciné / TV
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