est un ovrage que je souhaitais lire depuis bien longtemps. Merci mon épouse de me
l'avoir offert, j'ai mis le temps mais je suis arrivé au bout.
Alors, en synthèse, c'est effectivement un roman, mais pas d'une lecture facile.
C'est un lipogramme, un exercice de style, la preuve qu'on peut écrire une fiction d'environ 300 pages avec une histoire globale et moults sous-intrigues dans un cadre aussi contraignant, même si l'auteur (le "scriptor") "triche" quelquefois voire utilise l'anglais ou le latin pour le contourner. Cela ressemble quelquefois à un dictionnaire, celui des noms propres autant que des noms communs, je me disais que l'auteur avait fait le pari de placer dans son texte tous les mots auxquels il avait droit.
Empruntez-le, feuilletez-le, mais surtout à tête reposée.
La meilleure présentation de l'oeuvre est celle ci-dessous, extraite de Wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:Pastiches/La_Disparition_%28roman%29
"Un roman total, qui apparaît original dans son propos : sans vouloir trahir qui a disparu, signalons a priori qu’il y a un blanc, un soupir, un oubli abyssal, indiquons surtout qu’il s’agit «
d’un rond pas tout à fait clos finissant par un trait horizontal », ou qu’un cinq s’y voit toujours manquant parmi vingt-six.
On suivra dans la quasi-conclusion un instant où ni i, ni a n'apparaît, qui part d'un « Ondoyons un poupon, dit Orgon, fils d'Ubu ». Aussitôt, un quidam va mourir, non sans avoir dit : « Mais il
n'y a pas non plus d'... »
Un roman pas trop loin du polar non plus, amusant pour son adaptation, qu’on lira d’un trait, par pur plaisir ou par goût du bon mot, au choix.
On croira sans mal au synopsis, d’autant plus qu’il s’inscrit dans un plan subtil, car la narration suit la loi d’un Roubaud qui dit plus ou moins : « Tout propos contraint doit toujours aboutir
au portrait dudit postulat contraignant. » CQFD : La Disparition fournit à point l’illustration ad hoc. Dans l’absolu, qui aurait conçu un abandon aussi affolant, s’affranchissant sans
autorisation du principal canon du français : oui, qui l’aurait pu, hormis Parac, lutin savant, champion du go ?
À part ça, on y voit aussi moult allusions aux grands romans qu’aima son « scriptor » (ainsi qu’il s’annonça dans un post-scriptum à la fin du roman), dont il nous faudra un jour la
compilation.
La Disparition parut l’an 1969 (dans la maison Gallimard, Paris, coll. NRF) mais, constat paradoxal, n’obtint aucun prix pour sa publication. Pourquoi ? Las, il aurait fallu saisir l’allusion !
Or, tout d’abord, si l’on croit potins, ragots ou racontars, nul n’y vit l’oubli ! Puis on comprit soudain. Trop tard."
Bon, je savais en y allant que ce ne serait pas bon. Mais finalement c'est encore
pire que ce à quoi je m'attendais.
de Frantz Delplanque (premier
roman) est un bouquin que j'ai dévoré.
avec Keanu Reeves, Jennifer Connely et Kathy Bates.
Derniers Commentaires