Dans un roman policier de 1965
que je lis en ce moment "Psychanalyse d'un crime" ("Criminal conversation" en V.O.) par Nicolas Freeling, chez 10/18 Grands Détectives, il y a une présentation amusante du Seigneur des Anneaux.
La scène se déroule dans une librairie de quartier d'Amsterdam. Après avoir vu ce livre chez son suspect, médecin neurologue, l'Inspecteur Van der Valk, de la Police Judiciaire, demande au libraire qu'il connait bien :
- Vous connaissez un livre qui s'appelle Le Seigneur des Anneaux ?
- Bien sûr. Je l'ai en stock, si vous voulez.
- Vous l'avez ? Je voudrais le voir... C'est comme qui dirait un best-seller ?
- Non, non. Depuis le temps que je l'ai, j'en vends à peine un par mois. C'est spécial. Je l'ai lu, c'est tout un monde avec ses propres paysages, sa propre langue, son histoire, tout ça très complet, très nouveau. Il y a tout ce que les gens aiment - la guerre, la poésie, des rois, des châteaux - et rien de ce qui les concerne. Pas d'argent, pas de sexe, ni commerce, ni industrie. C'est remarquable, du point de vue de l'imagination. Ca ne ressemble à rien de connu, c'est un phénomène.
(Van der Valk feuillete le livre, est absorbé par lui, l'achète, en poursuit la lecture chez lui)
"C'était un livre anglais, bien sûr. Un Français n'aurait jamais écrit ça. Mais un Allemand aussi l'aurait apprécié : humour pastoral, poésies et chansons rustiques, montagnes pleines de magiciens, atrocités romantiques, chevaliers en armure et diaphanes princesses. Un bon bouquin pour Louis de Bavière, mais sûrement pas pour un grand spécialiste en femmes et en neurologie."
"La tête farcie de gnomes et de lutins, Van der Valk eut un mal fou à s'endormir."
Bonne lecture à tous,...
La scène se déroule dans une librairie de quartier d'Amsterdam. Après avoir vu ce livre chez son suspect, médecin neurologue, l'Inspecteur Van der Valk, de la Police Judiciaire, demande au libraire qu'il connait bien :
- Vous connaissez un livre qui s'appelle Le Seigneur des Anneaux ?
- Bien sûr. Je l'ai en stock, si vous voulez.
- Vous l'avez ? Je voudrais le voir... C'est comme qui dirait un best-seller ?
- Non, non. Depuis le temps que je l'ai, j'en vends à peine un par mois. C'est spécial. Je l'ai lu, c'est tout un monde avec ses propres paysages, sa propre langue, son histoire, tout ça très complet, très nouveau. Il y a tout ce que les gens aiment - la guerre, la poésie, des rois, des châteaux - et rien de ce qui les concerne. Pas d'argent, pas de sexe, ni commerce, ni industrie. C'est remarquable, du point de vue de l'imagination. Ca ne ressemble à rien de connu, c'est un phénomène.
(Van der Valk feuillete le livre, est absorbé par lui, l'achète, en poursuit la lecture chez lui)
"C'était un livre anglais, bien sûr. Un Français n'aurait jamais écrit ça. Mais un Allemand aussi l'aurait apprécié : humour pastoral, poésies et chansons rustiques, montagnes pleines de magiciens, atrocités romantiques, chevaliers en armure et diaphanes princesses. Un bon bouquin pour Louis de Bavière, mais sûrement pas pour un grand spécialiste en femmes et en neurologie."
"La tête farcie de gnomes et de lutins, Van der Valk eut un mal fou à s'endormir."
Bonne lecture à tous,...
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