"Saga", par Tonino Benacquista
... fait partie (encore) de mes romans préférés (je vous ai dit à quel point j'appréciais Benacquista ?...)
Le point de départ est copié sur la réalité d'il y a
quelques années : poru respecter des quotas de diffusion d'oeuvre original française, une chaîne de télé lance un sitcom au plus bas prix (scénaristes has-been, acteurs ringards, décor unique et
cheap...) pour remplir trois heures de la grille quotidienne des programmes, en pleine nuit.
Tout le monde aura reconnu cette série française fantastique qui remplissait les nuits de la Une il y a quelques années, j'ai nommé "Voisins, Voisines".
Créée uniquement pour remplir des obligations légales, la série n'avait aucun scénario, aucune direction d'acteur, aucun décor, c'était grandiose.
Je me souviens avec émotion (à l'époque je travaillais de nuit) d'une séquence où l'acteur, dans un décor d'appartement nu, se dirige vers le frigo avec un dialogue du genre "Tiens, si j'allais regarder ce qu'il y a dans le frigo ?" "Mais qu'est-ce que je vais bien pouvoir trouver dans ce frigo" (parce que visiblement lui-même ne le savait pas) "Ah, mais que ce frigo est vide" et il se retourne vers l'autre acteur affalé sur le canapé et qui ne disait mot "Ce frigo est vide, toute de même"
Après, je ne sais plus. Mais je plaignais les pauvres acteurs qui devaient enchaîner des improvisations de ce genre tous les jours...
Donc, Benacquista part de cette réalité.
Mais comme c'est un roman, il imagine que les scénaristes se lachent, et malgré le peu de moyens, comme ils n'ont rien à perdre "fabriquent" un produit hors norme, nouveau , captivant, prenant et peu à peu la France entière regarde la télé la nuit. Les agités se calment, les urgences se vident, bref ils fabriquent "le" produit révé des scénaristes, intelligent et captivant.
Evidemment, parce que c'est Benacquista, à un moment l'irréparable va se commettre, tout va partir de travers, mais je ne dévoilerai pas l'effondrement.
Juste un morceau de la fin : l'un des scénariste devient scénariste officiel (mais caché) d'une famille royale (on devine les Grimaldi), à charge pour lui de distiller les nouvelles, de faire vivre l'actualité pour être toujours au mieux représenté dans la presse people. Encore une pique que j'adore.
Le point de départ est copié sur la réalité d'il y a
quelques années : poru respecter des quotas de diffusion d'oeuvre original française, une chaîne de télé lance un sitcom au plus bas prix (scénaristes has-been, acteurs ringards, décor unique et
cheap...) pour remplir trois heures de la grille quotidienne des programmes, en pleine nuit.Tout le monde aura reconnu cette série française fantastique qui remplissait les nuits de la Une il y a quelques années, j'ai nommé "Voisins, Voisines".
Créée uniquement pour remplir des obligations légales, la série n'avait aucun scénario, aucune direction d'acteur, aucun décor, c'était grandiose.
Je me souviens avec émotion (à l'époque je travaillais de nuit) d'une séquence où l'acteur, dans un décor d'appartement nu, se dirige vers le frigo avec un dialogue du genre "Tiens, si j'allais regarder ce qu'il y a dans le frigo ?" "Mais qu'est-ce que je vais bien pouvoir trouver dans ce frigo" (parce que visiblement lui-même ne le savait pas) "Ah, mais que ce frigo est vide" et il se retourne vers l'autre acteur affalé sur le canapé et qui ne disait mot "Ce frigo est vide, toute de même"
Après, je ne sais plus. Mais je plaignais les pauvres acteurs qui devaient enchaîner des improvisations de ce genre tous les jours...
Donc, Benacquista part de cette réalité.
Mais comme c'est un roman, il imagine que les scénaristes se lachent, et malgré le peu de moyens, comme ils n'ont rien à perdre "fabriquent" un produit hors norme, nouveau , captivant, prenant et peu à peu la France entière regarde la télé la nuit. Les agités se calment, les urgences se vident, bref ils fabriquent "le" produit révé des scénaristes, intelligent et captivant.
Evidemment, parce que c'est Benacquista, à un moment l'irréparable va se commettre, tout va partir de travers, mais je ne dévoilerai pas l'effondrement.
Juste un morceau de la fin : l'un des scénariste devient scénariste officiel (mais caché) d'une famille royale (on devine les Grimaldi), à charge pour lui de distiller les nouvelles, de faire vivre l'actualité pour être toujours au mieux représenté dans la presse people. Encore une pique que j'adore.
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